Résumé

(avril 2014) Les Enquêtes démographiques et de santé de 18 pays ont été analysées afin de mieux comprendre les caractéristiques des femmes qui souhaitent limiter le nombre de grossesses. Comparativement, la demande de limitation du nombre de grossesses (14 % de toutes les femmes) est inférieure à la demande d’espacement des grossesses (25%), mais reste importante. L’âge moyen de « changement » de la demande (l’âge moyen auquel la demande de limitation du nombre de grossesses dépasse la demande pour l’espacement des naissances) se situe généralement autour de 33 ans, mais dans certains pays, il peut être de 23 ou 24 ans. Les jeunes femmes entendent souvent limiter le nombre de leurs grossesses, contrairement à l’hypothèse que seules les femmes plus âgées expriment ce souhait. De nombreuses femmes ont dépassé leur fécondité désirée, mais n’utilisent pas la planification familiale, car la peur des effets secondaires et des problèmes de santé représentent des obstacles. Lorsque l’analyse ne tient compte que des femmes mariées, la demande de limitation des naissances est presque identique à la demande l’espacement des naissances. De nombreuses femmes qui ne veulent pas avoir plus d’enfants et qui utilisent la contraception, en particulier les femmes pauvres et les moins instruites, utilisent des methods de contraception temporaires moins efficaces. Un nombre considérable de femmes d’Afrique subsaharienne, soit près de 8 millions, souhaitent limiter le nombre de grossesses futures. La limitation des naissances a un impact plus important sur les taux de fécondité que l’espacement des naissances et est un facteur majeur de la transition de la fécondité. Les programmes de planification familiale doivent se préparer à répondre à cette demande en éliminant les obstacles liés à l’offre et à la demande. Il est essentiel de répondre aux besoins croissants des femmes d’Afrique subsaharienne qui veulent limiter les naissances, car elles représentent un public unique qui a longtemps été négligé et mal desservi.