Les mutilations génitales féminines et l’excision (MGF/E) sont des pratiques néfastes qui se produisent dans le monde entier. Ce document présente des informations actualisées sur la prévalence et le contexte des MGF/E à l’intérieur des 29 pays pour lesquels des données représentatives et comparables sont disponibles. La prévalence des MGF/E varie grandement, allant d’environ 1% de femmes au Cameroun et en Ouganda à plus de 95% en Guinée et en Somalie, avec des variations en termes de prévalence à l’intérieur même des pays.

Les MGF/E font encourir aux femmes et aux jeunes filles des risques graves sur le plan de leur santé physique et mentale, notamment un plus grand nombre de complications à l’accouchement et un nombre accru de décès maternels. Parmi les autres conséquences de ces pratiques figurent des douleurs sévères, des hémorragies, le tétanos, des infections, l’infécondité, des kystes et des abcès, l’incontinence urinaire, et des problèmes sexuels et psychologiques.

Les MGF/E sont de plus en plus reconnues comme une question de santé et de droits humains par les gouvernements, la communauté internationale, les organisations militant pour les droits des femmes et les associations professionnelles. Les efforts entrepris à l’échelle mondiale et nationale pour mettre fin aux MGF/E ont abouti à l’instauration croissante de lois interdisant cette pratique. Ainsi, sur les 29 pays figurant dans ce document, 24 disposent de lois ou de décrets au niveau national ou infranational prohibant les MGF/E.