(décembre 2012) Chaque année, en raison de la sélection prénatale
du sexe, il y a un déficit de 1,5 million de
naissances féminines dans le monde – à titre
de comparaison, cela équivaut à la disparition
soudaine de toute la population féminine
de Nairobi.

Cette tendance inquiétante est une illustration
parfaite du résultat de trois phénomènes : les
inégalités sous-jacentes et profondes entre les
sexes qui poussent les parents à préférer les
fils par rapport aux filles ; une tendance vers le
souhait d’avoir des familles plus petites ; et des
technologies médicales modernes qui permettent
la détermination du sexe de foetus
très tôt et à faible coût.

Ce document se penche sur les motivations et les mécanismes qui expliquent l’augmentation de la sélection prénatale du sexe, en soulignant les régions et les pays qui ont faussé les sexratios à la naissance et en explorant les effets sociaux, économiques, et du développement sur les individus, les communautés, les sociétés et les pays. Bien que la sélection prénatale du sexe fût autrefois considérée comme propre à l’Inde et la Chine, elle représente une véritable menace dans toutes les régions où ces trois phénomènes convergent.


Kate Gilles est analyste politique au Population Reference Bureau. Charlotte Feldman-Jacobs est directrice du Programme Genre au PRB.