Les recherches montrent qu’en Côte d’Ivoire et dans le monde, l’avortement survient chez les femmes de tous âges et de tous milieux socioéconomiques, mariées ou non, ou avec ou sans enfants. Les femmes qui prennent la décision d’interrompre une grossesse méritent des soins compatissants, complets et de haute qualité, un principe affirmé dans plusieurs politiques nationales. Cependant, la plupart des femmes en Côte d’Ivoire n’ont pas accès à des services d’avortement sécurisé et légal. Selon une étude récente, plus de six avortements sur dix en Côte d’Ivoire en 2018 étaient non sécurisés. L’avortement non sécurisé contribue fortement à la mortalité et à l’invalidité maternelles dans le monde et il est estimé responsable de plus d’un décès sur six liés à la grossesse en Afrique de l’Ouest.

En refusant aux femmes l’accès à l’avortement sécurisé nous les rejetons quand elles ont le plus besoin de notre compassion et de notre attention. Élargir l’accès au continuum complet des soins de santé sexuelle et reproductive dans les circonstances décrites dans le protocole de Maputo, permettrait à la Côte d’Ivoire de réduire la mortalité et l’invalidité maternelles et d’investir avec plus de succès dans l’avenir de ses femmes et de ses filles, ainsi que dans son propre avenir en tant que nation.

« Pas une seule femme refoulée : élargir l’accès à des soins complets de santé reproductive en Côte d’Ivoire » est un outil de plaidoyer multimédia élaboré conjointement le groupe de travail de SAFE ENGAGE en Côte d’Ivoire qui vise à sensibiliser le public aux causes et aux conséquences des avortements non sécurisés en Côte d’Ivoire et d’accroître le soutien à un meilleur accès à des services complets de santé reproductive, y compris des services d’avortement sécurisé et la contraception.

 

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