Au Burkina Faso, une grossesse sur dix se termine par un avortement provoqué. La grande majorité de ces interruptions de grossesse sont pratiquées de manière clandestine et non sécurisée, c’est-à-dire à l’aide d’une méthode inappropriée ou par un prestataire non formé, ou les deux à la fois. Les avortements non sécurisés sont dangereux pour la santé en général et constituent une menace vitale pour la vie des femmes de façon spécifique. Elles épuisent également les ressources financières du système de santé et contribuent à la mortalité maternelle.

Bien que l’avortement soit juridiquement limité au Burkina Faso, il est autorisé par la loi dans certains cas. Mais de nombreux obstacles empêchent les femmes d’accéder à ce service, surtout en milieu rural. En élargissant l’accès à l’avortement sécurisé dans le cadre de la loi, le Burkina Faso pourrait diminuer la mortalité maternelle du fait des avortements clandestins, réduire les dépenses liées à la prise en charge des complications des interruptions de grossesse non sécurisées et lever les obstacles au développement pour les femmes et les jeunes filles.

« Préserver la santé et bâtir l’avenir du Burkina Faso : rendre accessible l’avortement sécurisé » est un outil de plaidoyer multimédia élaboré conjointement par le groupe de travail de SAFE ENGAGE Burkina Faso pour sensibiliser le grand public, les leaders communautaires et les acteurs du développement aux causes et aux conséquences des avortements non sécurisés au Burkina Faso. Il s’agit de contribuer à élargir l’accès au paquet de services de soins d’avortement sécurisé dans le cadre de la loi.


La planification familiale réduit les l’avortements non sécurisés (Instantané)

Le contexte juridique (Instantané)

Les conséquences de l’avortement non sécurisés (Instantané)